Avantages des fusions & acquisitions
 
Décider d'un rapprochement d'entreprises ou d'un rachat d'actifs peut être lié à des facteurs différents, souvent multiples, qui peuvent aller d'une simple logique financière à des démarches plus stratégiques (développement international, synergies de coûts, limitation de la concurrence, politique d'innovation conjointe...) [8], [9] :
  • Économie d'échelles. Regrouper la force de frappe de deux entreprises permet d'acheter moins cher grâce à des remises sur les volumes. De même, la somme des deux parties permet d'aligner les conditions tarifaires au moins cher. Enfin, des doublons d'outils de production, d'actifs immobiliers et de ressources humaines sont souvent identifiés.
  • Économie d'intégration verticale. Avoir une plus grande partie de la chaîne de production permet de mieux contrôler l'accès aux matières premières en amont ou au client final en aval et donc notamment contrôler les marges afférentes.
  • Synergies de croissance. Par exemple, une entreprise peut être en effet très bien établie sur certains marchés où elle possède un puissant réseau de distribution. Le rachat d’un concurrent lui permettra d’y vendre de nouveaux produits là où le concurrent ne disposait peut-être pas d'une force de vente suffisante (c'est typiquement le cas lors du rachat d'une partie des actifs de Seagram par Pernod-Ricard).
  • Éliminer un concurrent gênant (rachat d'UAP par AXA dans le domaine des assurances)
  • Régénérer ses compétences par l'intégration de nouvelles ressources issues généralement de start-up (transfert) ou par la combinaison créatrice de ressources émanant des deux entités regroupées (créer quelque chose de nouveau par innovation conjointe - cf. acquisitions de symbiose).
  • Raisons fiscales. Une entreprise disposant de crédit d’impôts importants est une cible intéressante pour une entreprise fortement bénéficiaire. En additionnant les deux parties, l'acquéreur paiera un impôt moins lourd sur ses bénéfices.
  • Intégration horizontale (avec absorption des concurrents) et réduire ainsi la concurrence. Moins de concurrents entraîne moins de compétitions sur les prix et promet donc un meilleur chiffre d’affaires, au moins à moyen terme.
  • Contrôler des ressources supplémentaires.
  • Utilisation de sa trésorerie. Lorsque des entreprises sont sur des marchés matures et rentables mais pour lesquels il existe peu d'occasions de développements et d'investissements, la trésorerie excédentaire peut être utilisée pour acheter de nouvelles activités plutôt que rendre cette trésorerie aux actionnaires par dividendes ou rachats d'actions.
  • Éliminer les inefficiences. Ceci en rapprochant les meilleures pratiques de chacune des parties.
  • Intégrer un nouveau marché (stratégie d'expansion). Tout particulièrement à l'international, une acquisition permet d'intégrer directement un marché jusqu'alors inaccessible pour l'acquéreur, en contournant certaines barrières à l'entrée.

Législation

  • Cadre juridique. Les lois d’un pays ou d’un état peuvent également bloquer des intentions de rachats. Certains secteurs stratégiques tels que la défense ou le transport aérien. Aux États-Unis, le législateur a ainsi rendu impossible l'achat de ports américains par la société Dubai Ports en 2006.
  • Concurrence. Une offre peut être refusée ou amendée par les autorités régulant la concurrence. Ce fut le cas a posteriori lors de l'acquisition de Legrand par Schneider. Ce fut également le cas avant même le lancement de l'offre d'achat de General Electric sur Honeywell, à la suite du refus de la Commission Européenne. Voir également Analyse de la fusion (mémoire), visité le 27 février 2012.
 
Financement
 
Il existe deux grands types de financement d'une opération d'acquisition :
  • Achat par sortie de trésorerie. Dans ce cas, l'acquéreur peut faire appel à ses fonds propres ou avoir recours à tout ou une partie d'endettement.
  • Achat de titres. L'acquéreur peut également échanger une partie de ses propres titres contre ceux de sa proie. En bourse, on parle alors d'OPE ou Offre Publique d'Echange.
Ces offres peuvent être hybrides, c'est-à-dire comporter une partie de liquidités et une partie d'actions. Chacun a ses avantages et ses défauts : un achat de titres évite une sortie de liquidités et de dépasser des seuils trop élevés d'endettement, en revanche il oblige à une dilution des droits de vote et des intérêts financiers des actionnaires actuels pour faire une place au capital aux nouveaux actionnaires. En outre, une acquisition de titres est souvent plus chère qu'une acquisition par versement de trésorerie car il convient de verser une prime correspondant au profil plus risqué de titres par rapport à du cash.
 

Due to an error, potentially a timed-out connection to Twitter, this user's tweets are unable to be displayed.
 

Contactez-nous

Téléphone : +23057295429 
Mail : mm@businesswo.com  
Adresse : PEACOCK LANE FLOREAL

25 ANS D'EXPERIENCES A VOTRE SERVICE